Élevée par LES MEILLEURS parents AU MONDE, Roméo et Juliette en personne jusqu’à la fin de la fin même à s’aimer encore dans leurs divers mondes maintenant depuis vingt-cinq ans à se patienter, HIER j’ai publié LA PREUVE avec une simple photo de Maman que PAPA-SON-PRINCE-HÉROS-ROMÉO a bel et bien marché sur l’eau salée et limpide droit DEVANT ELLE, seule à marée basse, tel un homme debout dans sa lumière. Lorsqu’elle a contemplé le cliché bien armée de ses lunettes à foyer en plus de sa loupe, elle ne l’avait JAMAIS REMARQUÉ !!! Depuis hier, elle est « un peu » sonnée (pas juste à cause de mon oreille « scotchée » et ma « yeule pétée », mais par « ÇA »… Par LUI… !

D’accord, j’ai bel et bien été élevée dans des croyances romantiques et obscures, mon père NOUS a OFFERT ou OUVERT une PORTE MAGIQUE spirituelle comme seul héritage avant son « Rendez-Vous Pour L’Éternité » mais depuis toujours surtout, PORTE dont nous n’avons jamais rien voulu SAVOIR D’OUVRIR car trop illogique, trop imagée, trop… DANGEUREUSE ??? Sauf que… NOUS avons « bizarrement » développé des CAPACITÉS « étranges », genre communiquer sans se parler, s’appeler toujours en même temps, se réveiller aux mêmes heures, sentir nos douleurs à travers les autoroutes les villes et les distances même les heures, tomber « face-à-face » dans des lieux étrangers, etc, etc… Ensemble réunies, Maman et Moi sommes deux sorcières, puisque nous avons la CAPACITÉ de lire à travers les gens (vous jure…), de lire jusqu’au plus profond d’eux sans jamais leur dire entres-autres aussi puissant que les reflets des miroirs, mais NOUS CROYONS aux SIGNES « de la vie ou de la mort ? » maintenant seulement, un peu dépassées fessées je l’avoue maintenant, car bien que nous TENTONS TOUJOURS d’éviter ou d’entrouvrir cette porte en héritage involontaire, nous VOYONS. NOUS ENTENDONS. NOUS COMPRENONS. NOUS CROYONS. Deux sorcières sur un bûcher à bruler à attacher ??? Peut-être, mais JE CROIS que maintenant c’est ILLÉGAL ???!!!

Donc, depuis MON enfance, j’ai reçu plus de « messages » paranormaux qu’il doit exister au monde, aucune idée d’où, mais entre les âmes qui trottent en-bas ET en-haut… Au début, enfant, je n’y croyais PAS, puisque je ne SAVAIS PAS. Lors du tragique mais essentiel décès de mon père à mes seize ans, j’ai « allumé »… PAS LE CHOIX ! Sans vous conter TOUT ce qui s’est passé afin QU’IL me PROUVE qu’il était encore LÀ dans l’invisible pour « m’aider » à nous relever, premièrement non seulement sachez que j’avais VOLÉ SA CHAISE de méditation comme vengeance puis posée dans ma chambre, mais cette CHAISE était récente, en faux-cuir, avec pouf, cheap à mort, mais c’était LA SIENNE… Je m’y cachais dedans pour pleurer le jour, mais elle était si CHEAP qu’en s’asseyant dedans, elle CRAQUAIT de partout, du siège surtout avec son dos voûté sous n’importe quel poids. « CHEAP-À-MORT », mais trooooppp importante pour MOI. Donc, à TOUS LES SOIRS lorsque je m’étalais dans mon petit lit simple avec mon grand corps qui dépassait de partout, pliée en deux sous les couvertures et mes toutous encore, DÈS que je me posais, LA CHAISE CRAQUAIT DU SIÈGE ET… DU DOSSIER. Au début, j’avais peur, car en fermant les yeux sous ma chienne, je LE voyais assit DROIT DEVANT MOI, la jambe croisée dans toute sa beauté d’homme inimaginable, beau et bronzé, le poids suffisant et pas ses os seulement À ME FIXER MËME ME SOURIRE DANS LE NOIR de ma petite chambre blanche.

Quoi dire pour la SUITE ??? Bref, j’ai accepté. De LE VOIR. J’ai bel et bien ouvert les yeux, les oreilles, LE COEUR et… LA PORTE DE L’INVISIBLE pour catcher COMMENT « sauver mon âme ». Pour QU’IL ME L’ENSEIGNE dans mon néant abruti foutu fini. Pas EU LE CHOIX, désolée… J’ai APPRIS. Pas longtemps puisque JE REFUSE d’y CROIRE ENCORE, mais j’ai VU, ENTENDU et VÉCU des CHOSES VRAIES qui ne se sont jamais arrêtées vraiment depuis, jamais racontées sauf entre nos bulles secrètes notre monde micro-famille même pas et je crois DUR COMME FER que « C’EST VRAI » même si c’est complètement débile ET illogique !

La première fois que j’ai ACCEPTÉ d’y CROIRE, suite à des mois passée seule avec LUI sous mon regard dans sa chaise cheap de ma chambre en plein néant, moi avec le « Complexe d’Œdipe » et ma chienne de vivre, IL M’A PARLÉ. Dans le silence. Quelque part au travers. SA VOIX. SES MOTS. Volatils subtils mais… VRAIS comme ma peau puisque je me pinçais sous ma couette. Juste avant de dormir, j’ai SENTI. « M’envoler » ? M’endormir brutalement d’un coup sec ? « Tomber dans les pommes » ??? Peut-être. Sans doute TOUT « ÇA » en même temps. Premièrement, LE téléphone a sonné dans mon néant. Bruit étrange, pour nous qui n’avions qu’un vieil appareil au fin fond du salon dans notre cinq et demie construit sur une longueur. Donc, afin de « répondre », fallait toujours courir le long corridor pour parvenir à l’atteindre avant que « ça raccroche » ! Cette nuit-là, j’ai donc couru. Ais-je couru ? OUI. BIEN ENTENDU… Et… J’ai RÉPONDU. « Allo » ?

– « Jill, « MA ROMANCE », C’EST MOI »…

Heille !!! Ben ben réveillée là, troooppp allumée l’ado, j’ai répondu dans ma tête « T’es PAS MORT, TOI » ???!!! Je T’AI VU BLEU !!! Dans SA CHAISE, je LE voyais flou. IM-POS-SI-BLE !!! Mais… IL a CONTINUÉ…

« Je t’appelle JUSTE pour te dire que JE SUIS BIEN. SOIS heureuse. JE SERAI TOUJOURS LÀ AVEC TOI, AVEC VOUS »…. « ÇA » a « raccroché. Tout seul. J’ai ouvert les yeux, de retour dans mon lit simple ma chambre blanche avec la chaise « vivante » brulante qui craquait de partout dans le noir, beaucoup trop éveillée pour avoir « dormi » ou « rêvé » ou même halluciné. J’avais même « senti » mon retour dans ce lit comme si j’avais « flotté » volé trotté RÉELLEMENT. J’y ai CRU. En pleine nuit, j’ai sauté de SON message, puis suis allée réveiller Maman qui dormait de son insomnie habituelle et tragique. Je lui ai conté « LE MESSAGE ». Nous nous sommes serrées rassemblées pour pleurer notre vie ET CETTE PREUVE. La PREMIÈRE que j’ai accepté de recevoir… La suite ? Dans d’autres chapitres, ailleurs, un jour « qui n’est pas aujourd’hui »…

Et ce, si je m’ambitionne, c’est SANS vous CONTER notre ancienne maison hantée dans l’enfance pure où mes poupées, mes jouets, mon petit garde-robe en portes-accordéons qui se déplaçaient devant mes yeux trop petits, tout l’argent inconnu qui tombait directement sur mon plancher devant MOI, les immenses poupées de plastique de Maman qui s’asseyaient « carrées » dans le placard même si je venais de les coiffer les déposer dans MON LIT… Non seulement mon grand-père maternel avait bâtit ce petit jumelé, mais c’était « supposé » et ce, depuis TOUJOURS RACONTÉ avant que je DÉCOUVRE la sombre vérité avec Nini et mon premier bébé entre les bras, Wiwi. Passant TOUJOURS par ma vieille et ancienne rue juste avant le cimetière de mon père et l’immense côté en pic (où je suis morte à trois ans la première fois = autre « dossier ») , j’ai OBLIGÉ Nini à se stationner devant ma vieille maison, MA maison toujours dans mon cœur propriétaire à cent pour cent pour toujours dans ma tête… La maison était en rénovations, complètement surélevée pour la fondation. Le bordel, quoi ! J’ai pris mon bébé comme un appât avec Nini qui suivait derrière involontairement. J’ai cogné sonné appelé. Un homme a répondu. LE VRAI PROPRIO, jeans sales, mains noires, en pleins travaux… Racontant QUI J’ÉTAIS, le POURQUOI de ma présence inattendue, la demande « spéciale » de visiter les LIEUX. Immédiatement avec mon petit ange dans les bras, il a ACCEPTÉ.

Nous sommes donc entrés. J’ai conté l’histoire de mon grand-père maternel qui avait « bâtit » cette chaumière il y avait trop longtemps déjà et il m’a avoué avoir trouvé de ses vieux marteaux antiques et clous carrés dans le fond de la cave en creusant. Rapidement, il m’a conté avoir étudié les « papiers » notariés, prouvant que mon vieux grand-père qui décrochissait ses clous pour économiser des sous ne l’avait PAS BÂTIT cette « maison », mais RÉNOVÉE À NEUF depuis un FEU FATAL qui avait tout saccagé à l’époque de maman-enfant… Rendue dans mon ancienne chambre bleue (qui était encore bleue ?), il m’a AVOUÉ que deux petits garçons avaient brûlé là dans CE FEU. DANS MA CHAMBRE. Toute la rue avait alors assisté hurlé braillé devant MA FENËTRE puisque les pompiers n’avais JAMAIS PU SAUVER les petits garçons qui brûlaient vifs sous la vitre dans leur espoir d’en sortir vivants et… TOUS LES DEUX les MEILLEURS AMIS des frères et sœurs de Maman qui habitait à côté, à l’époque ! Abandonnés, ces petits sont alors retournés chacun dans leurs petits lits,, se sont cachés sous les couvertures et ont… BRÛLÉ.

Terrifiée, chamboulée et sans voix aucune, je lui ai demandé si « DES CHOSES » se passaient dans la maison ou la chambre bleue depuis leur arrivée. « NON, RIEN ». Je ne SAIS PAS COMMENT je suis sortie de là. Sans doute Nini a dû prendre le bébé et moi pour retourner dans la voiture pour nous rendre immédiatement au petit chalet sur le fleuve, passant tout droit devant l’urne de mon père je m’en sacrais, FALLAIT ALLER ENGUEULER MAMAN, Lula et la planète entière !!! En arrivant, sans souffle, quasiment le bébé oublié abandonné dans l’auto, j’ai ouvert la porte du chalet de Maman en hurlant LA VÉRITÉ. POURQUOI ??? Pourquoi ne me l’avait-elle jamais dit ??? Et Lula, c’était LUI qui avait sorti les petits lits des mômes avec les cendres de leurs petits corps brûlés dans les petits matelas avec la trace qu’ils s’étaient chacun recroquevillés avant d’y passer… Lula braillait, Maman me contenait, Nini ne parlait PLUS et le bébé braillait mais ohhhh que je m’en FOUTAIS… !

Maman m’a seulement répondu calmement : « Je savais que tout ce que tu me contais était VRAI lorsque tu étais petite dans LA MAISON, mais je n’ai jamais OSÉ te le dire puisque C’ÉTAIT VRAI et que tu aurais eu PEUR »… Voilà. J’avais donc passé presque huit ans avec des GARÇONS « invisibles ». J’en avais LE SIGNE. LA PREUVE. Ils avaient « joué » avec MOI… Ils habitait encore LEUR chambre et NON LA MIENNE… Donc, Maman et moi, lorsque nous entrons dans des endroits et que les musiques s’éteignent pour jouer les chansons de mon père, les pianos de sa mère, lorsque les ampoules clignotent sous nos têtes, que le four cesse de fonctionner sous nos ambitions même s’il est neuf, NOUS VOYONS. NOUS CROYONS. Des « sorcières » ??? À brûler à notre tour ??? Quoi faire devant AUTANT DE PREUVES avec la photo d’hier en plus? Bof. Pas grand chose. Maman « chasse » les Crépuscules moi les Aubes, donc nous menons une « compétition » féroce, amoureuse, complice, heureuses…

Et… Bien que NOUS fuyons encore LA PORTE de cet « héritage », nous SAVONS que nous avons le POUVOIR de l’ouvrir. Peut-être un jour. « Un jour qui n’est pas aujourd’hui », car mon AUBE se lève ENCORE et je DOIS sortir du récamier de « l’écrivaine des ombres » pour aller la « chasser » avec tous mes yeux insuffisants et ce, avec mon « oreille encore scotchée », ma « yeule pétée » et aujourd’hui, des DES PANTOUFFLES EN MINOU… !

« PA-RA-NOR-MAL sur notre Fleuve des SIGNES » ??? J’imagine… !

 fleuve