Commençons. Mais par OÙ ? Hier matin… ? Ouin… Donc, HIER MATIN. AVANT L’AUBE… Je venais de terminer mon « Petit Journal * Gratos * » avec un TEXTE FOU sur le « Fleuve Des Signes » et mon Aube se levait DÉJÀ. Avant de « publier », il me fallait COURIR pour photographier CETTE AUBE, puisque même sur mon fameux « récamier d’Écrivaine des Ombres » avec ma Nounours-Collègue qui me FIXAIT encore, fallait partir rapidement pour ma « chasse » avant que toutes les couleurs du monde s’éteignent pour devenir soleil ou Aurore. MOI, JE « chasse » les AUBES et ce, * gratos *, pas seulement afin de vous les bourrer jusqu’au fond du cœur, mais du MIEN aussi, car BESOIN de contempler la « magie » par preuve de survie…

DONC… Puisque ma robe de chambre préférée était pleine du sang de ma « Yeule Pétée » pas lavée, j’ai choisi la plus vieille, la plus laide, l’ancienne « blanche » devenue grise avec le temps, mais ohhh que troooppp confo ! Et… Pantouffles en minou pour couronner le tout, déjà encore « scrape », scotchée, de la misère à marcher avec le body entier. Armée de mon cellulaire (puisque je n’ai PAS TENCORE « déballé » mon super-méga-appareil-photo-génial reçu en cadeau il y a trois ans oups…), suis donc partie rapidement sous les premières couleurs, SEULE, robe de chambre grise pantoufles en minou cellulaire en poche, directement embarquée dans mon petit char à quatre roues (car pattes finies désolée pour l’instant) et… J’ai cherché le MEILLEUR ENDROIT POSSIBLE pour « chasser l’Aube ». J’ai « dû » aller plus LOIN. J’ai « dû » l’imaginer aussi grande mais plus importante que les précédentes, puisque « c’était » rouge de partout sur le balcon et moi, je souhaitais « seulement » NOUS offrir le plus beau « cliché » de la Planète. Me suis ambitionnée. « TENCORE ». Sachant Trèèèssss bien que mes demis-hommes se rendent trèèèèsss loin avec toutes leurs « machines » à gaz, MOI, MOI-MOI-MOI (devenue subitement leur « mère biologique » par la suite), avec ma patente avec ses quatre roues qui traverse N’IMPORTE QUOI ( ?), BEN… Me suis d’abord rendue jusqu’au vieux pont sur la rivière, croyant bien que mon Aube serait « puissante » entre le pont, l’eau, les arbres rouges et la vue du champ VOISIN. Mais… NON ! « ELLE » était plus… LOIN. Me suis « inventé » un chemin dans les bois à travers les troncs cassés les fougères les branches et TOUT ce qui peut pousser dans une forêt « hantée ». SEULE. Jaquette pas de bobettes, pantoufles en minou, j’ai ROULÉ DOUCEMENT, évité chaque tronc tombé ou vivant, avec toute l’ambition du monde de me rendre dans mon champ voisin. Mais… SAVAIS-TU MOI qu’y avait une FALAISE directe à quatre-vingt-dix degrés d’envergure sans avertir ??? NON !!!

Donc… BIEN ENTENDU et RÉPUTÉE pour mes GAFFES, mes niaiseries, mes conneries, « spécialiste » ou « championne du Monde » sans Guiness pour me péter la yeule ou me battre involontairement TOUTE SEULE… SUIS directement « tombée » dans le « cap » avec la machine, me suis fendue la tête partout, rejetée par la patente à gaz qui m’a « envoyée chier » dans le fossé les herbes hautes mouillées trempées la jaquette ouverte en deux flambant nue et… J’ai TENTÉ de RESPIRER. De me réveiller. De me résonner, me sachant SEULE au monde dans mon champ perdu la falaise de ma vie encore à me ramasser et… Du SANG coulait « TENCORE », mais là, violemment, en jet rouge, directement de ma tête. J’ai donc pris une main et placé ma robe de chambre déjà grise la pauvre pour m’étamper la face faire « quelque chose » pour me pas me saigner pour mes Aubes, faire coaguler au plus vite de toutes mes forces dans le cap où j’étais COMPLÈTEMENT NUE à part mes pantoufles en minou… Relevée par souci ou survie, j’ai dégoté mon cellulaire pour prévenir « NINI »… Cent fois j’ai appelé avec le numéro qui s’effaçait à mesure sous mes tremblements, mais IL n’a JAMAIS RÉPONDU ! Ok-ok, « dans marde » jusqu’au cou la fille ou la folle, j’ai appelé directement mon Wiwi qui dormait dans son lit, son cours seulement à dix heures. IL A RÉPONDU en dormant. IL m’a entendu HURLER, brailler, saigner, tentant de me CALMER pour savoir OÙ ME TROUVER. IL a été chercher Nini. Ils ont prit différentes patentes à gaz, moi debout « dans le champ » dans tous les sens du terme, avec mon sang partout et toute nue avec l’ex-jaquette en tampon au front… Dans l’attente qui m’a encore semblé des heures, J’AI OSÉ PHOTOGRAPHIER MA « titi » d’AUBE » !!!

À minimum dix reprises, ils sont passés tout droit devant MOI, même si ma machine roulait encore pour leur indiquer l’endroit précis et qu’avec mon paquet de cigarettes, j’avais quasiment allumé un feu Indien… Ils ne m’ont pas trouvé, bien sûr… J’ai DONC DÛ escalader un petit chemin, m’accrochant aux branches, tantôt tombant, tantôt me battant avec des arbres méchants, perdue dans la brousse de ma vie tencore, le chemin perdu perdu perdu… Mais… Avec ben ben de la volonté sous le sang d’une caboche qui saigne, J’AI TROUVÉ le sentier. Déambulant flambant nue, braillant mon aube et mes minables « chasses » plantée dans le ravin, Nini a VU « LA « SORCIÈRE DE BLAIR » complètement dénudée les micros seins en « chewins-gums », l’ex-jaquette grise devenue rouge, mon crâne étampé de sang avec une face rouge ET… Sans prononcer un mot mais juste avec SES yeux, me couvrant avec la « dernière couverture de ma Dora-l’exploratrice » morte lundi enterrée jeudi, j’imagine qu’IL n’y croyait PAS, même si son regard disait TOUT déjà, dépassé fessé sonné avec sa « ligne de stress » au milieu du front, il ne m’a pas quitté des yeux même si je cachais mon visage pendant tout le retour jusqu’à la maison. Avec Wiwi en moto à la course à nos trousses, ILS sont rentrés en me tenant dans l’escalier, ILS ont bien vu mon œil quasiment ôté et cette « nouvelle » plaie au front qui saignait… Ouin.

Ils m’ont déposé sur le divan avec des tonnes de couvertures en minou, avec un sandwich, un jus d’orange, un café, des biscuits et se sont assit chacun de leur côté, mais quasiment collés dans le grand salon. LÀ, j’allais déjà mieux, ma plaie étampée dans des linges mouillés, pas grave non non, et je tentais de les « calmer » sauf que c’était moi qui shakais. Avec leur regards qui traversaient la pièce, ils devaient discuter sans que j’entente, sûrement par « télépathie » ? Me FIXANT DROIT dans LES YEUX, Wiwi ce demi-Dieu, avec tout son océan azuré lui servant de regard, il m’a dit : « Maman… TU SAIS que PAPA et MOI ne voulons PAS SEULEMENT que tu ailles TOUT DE SUITE à l’hôpital pour tes points de sutures ta deuxième commotion cérébrale en quarante-huit heures, mais pour « AUTRE CHOSE » aussi »… OK-OK, pas besoin de plus. MERCI. J’avais compris. Plus vivante que jamais en chassant mes aubes en publiant mon « titi de journal gratos » d’hier, même si c’était seulement mon PREMIER ACCIDENT de patente dans une falaise à quatre-vingt-dix QUE JE NE CONNAISSAIS * PAS *, ils se sont imaginés que je devais me rendre directement en PSY avec le reste de ma « yeule pétée » et mon nouveau bobo au coco… J’ai alors EXPLIQUÉ TENCORE ma survie involontaire de cette dernière mort et/ou résurrection m’en fout, qui me donne l’envie de CROIRE de VOIR D’ÉCRIRE pour toujours, mon AMOUR inexplicable de marcher de flotter de rêver d’être folle de vivre et complètement consciente de ce que je fais, ils avaient beau me foutre mille « Psys » en pleine gueule, ça sera TOUJOURS le même discours et malheureusement, même s’il existe « peut-être » des pilules pour ÇA, j’en veut PAS !!! Faut pas me stopper, faut M’ENCOURAGER MERDE !!! Bref, j’en ai encore conclu que je devais me battre pour qu’ils me redécouvrent après cinq ans d’absence au lit à crever-droguée-malade-mourante-impuissante, CAR Ils ne me reconnaissent PAS.

J’ai donc « scotché » mon front. En plus de l’oreille. De ma fiole-frivole. Son « cours » seulement à dix heures, Wiwi a décampé à huit heures pile sans me dire « salut » sans même me regarder car traumatisé il a fugué. Oui, il a maintenant un char. Hier matin, il devait même être volant sur sa route la pédale au plancher. Bien que JE ME SUIS évaluée au fil des heures pour reconnaître TENCORE des signaux de commotion : RIEN. Juste mon front scotché, mon œil au beurre noir, mon oreille scratchée et le côté gauche du visage égratigné, je n’ai RIEN. Même PAS une ONCE DE HONTE ! Donc, hier soir, dans un souper inventé dans un resto troooppp populaire, j’ai « dû » me taper toutes leurs jokes plates, leurs rires, leurs fameuses « explications » du VOLCAN qu’ils voient en MOI plus que mes « petites Aubes », le fait qu’ils se foutaient du « journal gratos » que je me TUE à rédiger pour ME prouver n’importe quoi, juste « ÉCRIRE POUR EXISTER » en savourant les lumières des matins qui s’élèvent sous ma stupéfaction d’exister TENCORE… Me suis sauvée pour fumer dehors, encore incapable d’avaler la nourriture car encore trooop pleine de « Miss » avec mes plaies internes en plus. J’ai pleuré. JAMAIS DEMANDÉ PARDON.

Ce sont EUX qui se sont EXCUSÉS de ne plus me reconnaître, de désirer embarquer AVEC MOI dans cette folie d’exister pour les aubes de mes mots qui planent ici, de m’indiquer les BONS CHEMINS lorsque mes jambes blessées me condamnent dans une patente à gaz pour photographier mes couleurs les contempler avec mon âme qui jase mon cœur qui bat. ILS m’ont aidé à la pharmacie pour m’acheter de nouveaux « kits » de survie pour scotcher ma face et le reste de ce qu’il me reste de peau et d’âme dans cette merde de première semaine « D’OCTOBRE ROUGE OU NOIR »… À la pharmacie, il n’y avait * PAS * de pantoufles en minou roses, mais juste des rouges cheaps ÉNORMES DIFFORMES, mais je les aies payées pas chères pas chères et elles ont même des * crampons * dans toute leur laideur (en patientant mes nouvelles ROSES lorsque je POURRAI M’Y RENDRE)…! J’ai pleuré sur le balcon pendant deux heures, sans doute fumé un paquet de cigarettes au grand complet pour me rallumer un feu Indien. Quelque part.

Et ce matin, bien qu’hier j’ai atteint le fond d’une falaise ou le sommet de la honte en tentant de NOUS photographier ma « titi » d’Aube (ce que j’ai réussi d’ailleurs dans mon sang!), sachez que ce matin, suis TENCORE plusss plusss motivée pour ma « photo », mais j’irai SEULEMENT SUR LE BALCON avec mes pantoufles rouges affreuses à crampons. Pas pour ME protéger non non, mais juste pour leur laisser un « break » ou bien ne pas qu’ILS me ligotent callent les « poulets » les ambulances l’armée, les marées de psys-à-la-con qui ne pourront JAMAIS RIEN FOUTRE avec une fille qui veut seulement VIVRE pas folle pantoute juste « blessée tencore » scotchée tencore devenue juste une « mère biologique » depuis hier!!! MOI je guérirai avec mes plaies scotchées, mais… EUX ???

Ouaip. Avec hier pour couronner ma semaine, j’ai sans aucun doute atteint le fond de la falaise ET le sommet de la honte… Avec le Crépuscule de ma petite et immense Aube que je ne finirai JAMAIS de vous la faire parvenir de l’étaler noir sur blanc… ET… D’écrire mes niaiseries mes grands poèmes toute ma prose mon joual ou mon joualvert dans ma vie et ce… « JUSTE pour exister » !!!